Défendons les salaires minimums !
La révision de la Loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail (LECCT) décidée par la majorité de droite au Parlement est une attaque directe contre les salaires minimums cantonaux et communaux. Et ce sont les femmes qui en paieront le prix en premier.
Le salaire minimum est une mesure de justice sociale. Il permet de lutter contre les inégalités salariales et de garantir un revenu décent à celles et ceux qui exercent des métiers essentiels. Or, ces professions – dans le nettoyage, la vente, les soins ou encore la restauration – sont majoritairement occupées par des femmes et restent trop souvent sous-payées.
Alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter, que les primes d’assurance maladie explosent et que les fins de mois deviennent toujours plus difficiles, la réponse ne peut pas être de fragiliser les personnes qui gagnent déjà le moins. Nous devons défendre la reconnaissance du travail essentiel, lutter contre la précarité qui touche en premier les femmes et défendre les intérêts des travailleuses et des travailleurs, pas ceux du patronat.
Le Valais est particulièrement concerné, puisqu’il se prononcera prochainement sur l’instauration d’un salaire horaire minimum cantonal de 22 francs. Si cette révision de la Loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail (LECCT) entrait en vigueur, elle compromettrait une avancée essentielle pour la protection des salarié·e·s les moins bien rémunéré·e·s et de lutte contre les inégalités salariales. Nous devons protéger les bas revenus et affirmer un principe simple : tout travail mérite un salaire qui permet de vivre dignement.
Pour toutes ces raisons, Les Vert·e·s Valais refusent cette attaque contre les bas salaires et s’engagent à défendre un salaire minimum cantonal fort, garant d’une société plus juste et plus égalitaire au travers de ce référendum.