Du rejet parlementaire à la consultation populaire : Lors de la consultation préalable, les Vert·e·s Valais avaient déjà exprimé leurs craintes et demandé que l’avis des citoyen·ne·s sédunois·es soit sollicité. Au Grand Conseil, le groupe des Vert·e·s a maintenu son opposition en rejetant l’entrée en matière. Lors de la première lecture, le groupe parlementaire a déposé plusieurs amendements, comme par exemple:

  • En mentionnant que les activités et les objectifs stratégiques de l’aéroport soient compatibles avec les objectifs climatiques et environnementaux
  • En introduisant un monitoring en continu des nuisances sonores et environnementales
  • En accordant une minorité de blocage pour la commune de Sion
  • En définissant des règles claires de vol et d’horaires pour chaque aéronef

Toutes ces propositions ont été rejetées. C’est désormais par la voie du référendum que les Vert·e·s Valais souhaitent donner la parole à la population valaisanne.

Préserver l’utilité publique, refuser le développement commercial : Il est important de souligner que ce référendum ne remet aucunement en cause les domaines d’activités publiques de l’aéroport (missions de sauvetage, formation technique, travaux aériens), ni même l’innovation (avec par exemple H55). Les Vert·e·s Valais s’opposent au développement commercial de l’aéroport.

L’urgence climatique et la cohérence politique : À l’heure où le canton se dote d’une stratégie climatique pour réduire ses émissions, augmenter le nombre de vols serait totalement incompatible avec ses objectifs. De plus, le développement de cet aéroport est en contradiction totale avec les engagements climatiques de la Suisse. 

La santé publique et les nuisances : C’est aussi la qualité de vie des riverains qui est en jeu avec une hausse des nuisances sonores et de la pollution atmosphérique.

Une viabilité économique douteuse : Le modèle financier du projet apparaît fragile et inéquitable. En 2023 et 2024, le déficit de l’aéroport s’élevait déjà à près de 3 millions de francs, comblés par l’argent public. Il est illusoire de croire que cet aéroport sera rentable. Trois aéroports internationaux majeurs se situent à moins de 200 km (Genève, Milan et Zurich).

Des infrastructures redondantes pour l’usage de seulement quelques privilégiés : Il n’est pas admissible d’utiliser l’argent du contribuable pour financer les jets privés de millionnaires qui, de surcroît, ne rapportent pratiquement rien au canton. 

Alors que le canton s’est fixé des objectifs climatiques ambitieux, le secteur de la mobilité est crucial. Nous devons faire preuve d’une vision politique cohérente : on ne peut pas promouvoir la durabilité et financer l’expansion aérienne
Brigitte Wolf, co-présidente des Vert·e·s Valais.
L’augmentation du trafic aérien entraînera une hausse des nuisances sonores et de la pollution atmosphérique. Il ne faut pas sous-estimer les conséquences directes sur la santé des populations locales.
Jean-Paul Mabillard, président des Vert·e·s de Sion-Hérens-Conthey
Cette loi n’apporte ni transparence, ni sécurité, ni légitimité démocratique, ni cohérence économique ou environnementale.
Mathieu Clerc, vice-président des Vert·e·s Valais et député au Grand Conseil

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